E P I S T O L A I R E



 

 

Les amitiés épistolaires

Ne restent que virtuelles

Comme les amours ancillaires

Ne peuvent être éternelles.

Et l’on s’écrit des mots,

Des promesses, des serments.

Et tout le monde est beau

Et puis jamais ne ment.

Mais quand la plume s’éteint

Pendant les heures de doute

C’est l’oubli qui survient

Plus personne n’écoute.

Et l’on attends le signe

De l’autre en silence

Un orgueil insigne

Vous tenaillant la panse.

Et dans les mots que l’on reçoit

On recherche éperdument

Un complice, un doux émoi

D’agréables tourments.

Et puis l’on se confie

L’on raconte tout de soi

Parfois on s’embellit

Autant que l’on se croit

Mais sans le ton, la voix,

Les idées restent vierges

Sans le regard, les yeux,

Les sentiments n’émergent.

Les amitiés épistolaires

Resteront donc virtuelles

Comme les amours ancillaires

Ne seront éternelles.

 

 

                    

 

     ©

 
     
Samedi 17 janvier 2009
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